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Détectives recherchent activement faux agents immobiliers

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Attention: derrière ce jeune homme avenant en costard cravate, visage tout sourire et dossier en main prêt à vous vendre la maison de vos rêves, peut se cacher un faux agent immobilier! Entretien avec Nicolas Watillon, vice-président de l’Institut professionnel des agents immobiliers.

Brussels 2 Fevrier 2017. Photos : www.vivianhertz.be

 1993: un avant et un après dans la profession d’agent immobilier

 «Avant 1993, tout le monde pouvait être agent immobilier en Belgique», rappelle Nicolas Watillon. La conséquence? «Une concurrence déloyale et des pratiques douteuses à l’encontre de certaines personnes, nuisant ainsi à la réputation du secteur et faisant du tort à certains consommateurs. Une réglementation de la profession d’agent immobilier s’imposait pour pouvoir écarter du marché celles et ceux qui n’étaient pas de vrais agents immobiliers.» C’est donc de ce constat que l’Institut professionnel des agents immobiliers (IPI) a vu le jour en 1993, afin de légiférer et de protéger la profession. Ainsi insiste le vice-président: «Seules les personnes disposant d’une agréation IPI peuvent se qualifier d’“agents immobiliers“ et peuvent “poser les actes“ réservés par la loi à l’agent immobilier.» Mais des petits malins se croyant au-dessus des lois et sévissant sans remords continuent à se faire passer pour ceux qu’ils ne sont pas.

Une mission prise très au sérieux par l’IPI

 Pour y remédier, l’IPI a créé le département «Dépistage» destiné à lutter contre les faux agents immobiliers et composé notamment de détectives. «Ils se présentent comme des clients potentiels en agence, lors de visites de biens ou dans des salons de l’immobilier. Ils vérifient si leur interlocuteur est bien agent immobilier ou employé d’un agent immobilier.» Ensuite, ce sera au Conseil national de l’Institut de décider d’éventuelles mesures ou pas. L’enquête se soldera soit par une régularisation du dossier, soit par une cessation immédiatement des activités de l’imposteur. Et si le faux agent persiste? «Le tribunal correctionnel peut infliger des peines de prison effectives (de 8 jours à 3 mois) et des amendes (de 500 à 5.000 euros).» Nicolas Watillon se souvient de jumeaux qui exerçaient tous les deux alors que seul l’un des deux était agréé IPI. «Nos détectives ont eu les plus grandes difficultés à distinguer les deux frères, mais ils l’ont finalement reconnu grâce à une différence au niveau de la dentition!»

 Mais pas de panique! Il existe une solution en cas de doute, puisque vous pouvez toujours vérifier la légitimité de l’agent immobilier en introduisant son numéro IPI sur le site de l’Institut.

 

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