Brèves, Jeune,

Les yeux fermés

«On m’avait confié la location d’un petit appartement en rez-de-chaussée. Mes parents m’avaient dit que le fils des voisins avec qui j’avais passé toute mon enfance et mon adolescence cherchait un endroit pour sa compagne et son enfant», raconte Dorothée, 27 ans, agent immobilier.

C’est donc naturellement et en toute confiance que la jeune femme appuie la candidature de son ami d’enfance auprès du propriétaire, qui, rassuré, l’accepte à bras ouverts. L’idylle propriétaire-locataire ne durera que deux petits mois, le jeune couple y ayant mis un terme en arrêtant de payer son loyer.

J’étais vraiment dans l’embarras car j’avais présenté des gens que je connaissais personnellement et que j’appréciais

se souvient-elle, toujours aussi embarrassée et avec un fond d’amertume.

Le propriétaire demande donc tout naturellement à Dorothée qu’elle se rende à l’appartement afin de remédier au problème. Après avoir sonné plusieurs fois sans succès, elle se munit de son double des clés et ouvre la porte d’entrée: «Là, j’ai halluciné en rentrant dans l’appartement! J’avais du mal à me frayer un chemin, le sol était rempli de cendriers, de cartons, le matelas du lit se trouvait en plein milieu du salon, l’évier était caché sous une pile de vaisselle écœurante, le sol collait sous mes chaussures, des tonnes de vêtements étaient éparpillés sur les chaises et les canapés. Je n’avais jamais vu une telle saleté et un tel capharnaüm!»

Mis au fait, le propriétaire donne 72 heures aux locataires pour faire leurs valises et partir. Passé ce délai, tout objet leur appartenant encore présent dans la maison trouverait refuge à la déchetterie. Ils ne sont jamais revenus et n’ont plus jamais donné de nouvelles.

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