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La Maison Abbeyfield: l’habitat groupé pour seniors indépendants et sociables

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Entre les maisons de soins destinées uniquement à celles et ceux qui ont besoin d’une attention médicale et les résidences-services aux coûts élevés, que proposer comme alternative à nos seniors autonomes et désireux de rompre la solitude à un prix modéré? sanscompromis.be s’est intéressé au concept original des Maisons Abbeyfield. Entretien avec Séverine Laneau, chargée de projet de l’ASBL à Bruxelles.

«Un chez-soi et un chez-nous»

Une Maison Abbeyfield est un habitat groupé participatif. Dans une résidence, six à dix seniors occupent chacun un petit appartement privé et se partagent des espaces communs. À tour de rôle, ils s’occupent des tâches de la vie quotidienne (cuisine, ménage, jardinage, course, etc.), aidés par quelques volontaires. Ils sont et restent indépendants tout ayant leur intimité et une vie sociale. S’il faut avoir au moins 60 ans pour y entrer, il n’y a pas d’âge maximum, et ce, dans le but de «préserver une dynamique et créer une entraide mutuelle entre les jeunes et moins jeunes des locataires».

Beaucoup de candidats, trop peu d’investisseurs

Si briser la solitude des seniors est clairement l’un des objectifs affichés par l’ASBL, le prix des loyers (autour de 500€) reste une préoccupation constante. «Nous essayons de négocier le mieux possible au départ avec le partenaire, propriétaire du bien, afin que les loyers soient vraiment accessibles», explique Séverine Laneau, qui met cependant en avant «la grande difficulté à trouver des partenaires prêts à investir avec un faible rendement financier». La solution? «Il faudrait que plus d’investisseurs immobiliers réfléchissent en termes sociaux et humains, et pas seulement en termes de profit. Nous aurions dans ce cas déjà ouvert beaucoup plus de maisons, car des candidats, il y en a, mais pas à un prix trop élevé.» La chargée de projet met en lumière un problème majeur non résolu: l’absence de structure d’accueil pour les seniors sortant de l’hôpital après avoir fait une dépression due à la solitude. «Ils ne veulent ou ne peuvent plus rentrer chez eux où ils seront seuls, d’autant plus qu’ils ont souvent besoin d’un suivi», avant de rajouter qu’«il faudrait peut-être l’architecture d’une Maison Abbeyfield, mais avec un suivi psychologique qui soit financièrement accessible».

L’objectif social et humain des Maisons Abbeyfield pourrait, on l’espère, inspirer d’autres types de projets et surtout attirer des investisseurs prêts à négocier des prix plus en phase avec la réalité financière des pensions que touchent nos seniors.

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